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Cuesmes, un “dégât collatéral” de la Libération.

Incorporée depuis 1971 dans l’entité communale de Mons, la grosse bourgade de Cuesmes, mi-rurale mi-industrielle, a vu se dérouler sur son sol, au moment de la Libération, un drame qui s’est reproduit dans plusieurs localités voisines, de Jemappes à Sars-la-Bruyère en passant par Ghlin.

Le déroulement est toujours le même. En ces derniers jours d’occupation, les forces de la Résistance croient que les Allemands sont battus et n’opposeront plus la moindre résistance. Souvent, ils en sous-évaluent aussi les effectifs. Or, cette analyse de situation s’avère erronée. Ce qui apparaissait comme une victoire facile va dès lors se transformer en affrontement violent.

Si les Alliés sont proches, ils peuvent intervenir en appui aux résistants. Mais, ce n’est malheureusement pas toujours le cas, loin s’en faut.
C’est ce qui s’est à Cuesmes, non loin des bois de la Malogne lorsque le 3 septembre, sur la foi d’un prisonnier allemand isolé affirmant que ses camarades dissimulés en cet endroit étaient prêts à se rendre à condition d’être bien traités, un groupe d’une trentaine de « Partisans Armés » et de membres du « Front de l’Indépendance » s’est mis en marche afin de nettoyer ces bois et la commune de toute présence ennemie.

Malheureusement, l’information est erronée. Les Allemands ont opposé une vive résistance. La résistance locale a payé le prix fort : une dizaine d’entre eux ont perdu la vie ainsi que deux civils qui se trouvaient là, par hasard.

Un petit monument en pierre du pays, inauguré en 1970 et frappé d’une sobre inscription ( « Liberté/Patrie – Rien, personne n’a été oublié… » ) rappelle le fait de guerre et les difficiles combats de la Libération.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et en partenariat avec CEGE-SOMA.

Cuesmes, un “dégât collatéral” de la Libération.